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ELECTRIC POP ART ENSEMBLE
Postcards
(Patrice Soletti : g / Emilie Lesbros : v / Norbert Lucarin : human beatbox-dr-synt / Boris Darley : Rhodes-keyboards-laptop)

Electric Pop Art Ensemble porte bien son nom : il y a de l’électricité, il y a de la pop, il y a de l’art et on sent bien le plaisir qu’ont ces quatre-là (mais l’EPAE est aussi un groupe à géométrie variable) à jouer ensemble. Il y a donc tout cela et beaucoup d’autres choses : de l’innovation, de l’inattendu, de l’inentendu, des tiroirs, des surprises. Et surtout l’évidence des compositions de Patrice Soletti, et ce, quels que soient les territoires explorés. Il y a bien sûr un format pop mais ce format ne se laisse enfermer dans aucun carcan de style : le punk a une drôle de gueule, le métal se love d’intelligence, la ballade est éthérée mais ne copie en aucun cas les diaphanes chanteuses dont on nous rabat les oreilles dans les revues inrockuptiblement dépassées. Car, ici, l’on cherche. Et l’on trouve et l’on injecte du bonheur dans les oreilles de l’auditeur. Et l’on voyage (les Balkans, New York, Paris, Londres, le Japon…). Besoin de désencombrer vos oreilles ? L’EPAE est pour vous. Luc Bouquet (improjazz n°220 / Nov-Dec 2015)

 

Le samedi 30 avril, l’Electric Pop Art Ensemble du guitariste Patrice Soletti faisait la première partie du solo de Marc Ribot.
http://www.citizenjazz.com/Festival-Koa-Jazz-2016-2.html

Sur le plateau de l’Electric Pop Art Ensemble, un fatras de câbles dégouline de ce qui semble être une MPC posée sur un pupitre (c’est un boîtier composé de plusieurs zones de frappe, des pads, à chacun desquels on assigne un signal sonore qu’on peut donc jouer en temps réel), avec à ses pieds une demi-douzaine de pédales d’effets. A l’arrière-plan, une table de deejaying supporte des platines, d’autres pads, et quelques machines de guerre dont il est bien difficile de saisir d’emblée la fonction. Côté cour, la batterie attend qu’on lui tape dessus sans se préoccuper du synthétiseur qui la jouxte. Patrice Soletti arrive en courant, guitare au poing et tout sourire, suivi de près par David Taieb (a.k.a. Catman) qui s’installe derrière ses platines. Norbert Lucarain (a.k.a. Touski), crête de punk et regard espiègle, finit sa bière en fond de scène et prend place derrière sa batterie.
L’entrée en matière est bruitiste ; Taieb martelle sa platine avec une mailloche, Lucarain heurte sa batterie avec un micro tout en jouant littéralement du clavier avec ses pieds, Soletti agace les micros de sa guitare (une Gibson SG, assez rare sur les scènes de jazz) avec un transistor de poche. Du papier froissé, des scratches, et les rivets de la cymbale tracent une traînée de poudre qui dure une éternité.
Après quelques minutes inquiétantes pour des oreilles peu averties, la guitare les amadoue avec une couleur blues vive et donne un nouveau tour au spectacle. Des harmonies se construisent entre son jeu à l’archet et le chant du batteur pendant que Catman joue des samples. On comprend de mieux en mieux les ambiances et les prises de parole gagnent en cohérence. Chaque musicien s’amuse comme un môme à jouer des rythmes avec ce qu’il a sous la main ; des tuyaux de plastiques, des vis jetées par terre… Ils se regardent en se marrant chaque fois que l’un d’eux a une drôle d’idée. Le concert n’est pas une succession de morceaux mais une longue plage de musique malléable, malaxée, triturée. On ne sait finalement jamais à quoi s’attendre, mais ils parviennent avec finesse à nous embarquer dans leur monde turbulent où l’on voyage de surprise en surprise. L’Electric Pop Art Ensemble porte bien son nom, c’est un seau de peinture qui nous est jeté en pleine face et les couleurs qu’il contient sont éclatantes.

electric pop

OLÉ ! 585 / electric pop art ensemble Postcards

Si l’on peut parler d’objets sonores non identifiés, cet album doit en faire partie. Il faut dire qu’à regarder le parcours des membres du groupe on peut s’attendre à de l’expérimental. On trouve en effet sur leurs chemins Barre Phillips, Bruno Chevillon, Raymond Boni, Lubat mais aussi le cirque Archaos ou le poète Julien Blaine.
L’ensemble se présente comme une série de cartes postales sonores émises des Balkans, de New-york, Barcelone ou du Japon.
Mais point de folklore là-dedans, plutôt une suite d’expériences sonores qui vont du punk aux musiques répétitives, signées pour la plupart par Patrice Soletti guitariste touche à tout aussi à l’aise dans le jazz, le rock ou l’improvisation contemporaine… Ce beau quartet, espérons-le nous réservera d’autres belles surprises.  Jean Pougnet

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Jazz Magazine : (…) Le guitariste montpelliérain travaille littéralement le son, en jouant sur les textures ou sur l’épaisseur variable d’une matière qui n’est jamais uniforme. Utilisant divers ustensiles (boîte à musique, radio portable, baguettes, archet, etc.), Patrice Soletti nous fait entrer dans son espace, sans démonstration ni énumération. Rythmes habituels et harmonies européennes sont forcément à la marge,(…) mais on perçoit l’intégration, consciente ou non, des musiques contemporaines d’horizons multiples (…) Benoît Guerrée

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LMA 0515 42

Culture-2015-04-04-4BBF4D2612524DCC95FDFDFA4CDA693B

ChroniquePostCardsGazette

La Gazette de Montpellier
Une cuillère à café, un peigne de poupée, des baguettes chinoises, (…) avec tous ces objets, le guitariste Patrice Soletti déforme les sons de sa guitare électrique. (…) Il vient de former l’Electric Pop Art Ensemble (…) en concert ce soir (…)
Patrice Soletti a commencé par le jazz mais s’en est finalement détaché pour se tourner vers les musiques improvisées et expérimentales. “j’ai découvert Marc Ducret qui a ouvert la voie dans ce domaine puis rencontré le contrebassiste américain Barre Phillips” (…)
Le mot expérimental peut faire peur, mais (ce projet) de Patrice Soletti est “pop”: “dans mes compositions pour ce groupe, je puise dans ma mémoire musicale qui est populaire : enfant j’écoutais les variétés de l’époque à la radio ». (…)

ETUDES

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Douze études autour des sons et de leurs possibles traitements et transformations… La vibration, toujours grouillante, s’arpège d’inquiétudes. Ailleurs, c’est la désintégration des mondes. Et sans aucun arrière plan, la poésie naît et renaît, métallique, pleine et loyale. Une belle aventure, rendue possible grâce aux efforts conjugués de L’Oreille Electrique et du GRIM Marseillais. Luc Bouquet

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